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Christine Lombard & Lucille Renié, 60 ans de passion mode à elles 2 et auteures de CHIC, le guide




Le style c’est être aligné avec qui on est intrinsèquement ! Il permet notamment de se mouvoir avec grâce et liberté !


On fait de belles rencontres sur Instagram ! Et parfois le hasard fait bien les choses car Lucille Renié et Christine Lombard étaient tout en haut de ma liste de personnes à contacter ! Un beau matin, quelle joie : elles s’étaient abonnées à notre compte Instagram ! Quelques échanges plus tard, RDV pris pour un café proche du Palais Royal où j’ai rencontré les deux comparses, un jour pluvieux d’octobre. Il faisait gris, il faisait froid mais l’une comme l’autre avait les yeux qui pétillent et un immense sourire qui m’ont donné une énergie fantastique pour ma journée. Elles venaient de recevoir le BAT de leur livre, CHIC le Guide. Leur positionnement est pour les femmes de 50 ans et plus mais je trouve qu’il est une vraie mine d’or pour toutes tant il est simple, frappé au coin du bon sens et de la joie de vivre.


Lucille nous a à nouveau réunies chez elle un mois plus tard. Le sourire, les yeux qui pétillent sont toujours là mais j’ai reçu en plus la grâce d’un échange presque intime, d’une bienveillance touchante et truffé de conseils pratiques et simples. De la part de toutes les 2. Chacune à sa manière. Lisez absolument cet entretien cousu de liberté, de fantaisie et de gaieté et courrez offrir ou vous offrir le livre !!







Pouvez-vous raconter votre parcours en quelques mots ?

LUCILLE

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J’ai grandi à Paris jusqu’en 3e et à 14 ans nous sommes allés nous installer au Havre. Depuis la 6e, je suis allée tous les ans en Angleterre pendant un mois et à 14 ans j’ai découvert les puces de Londres. C’était fantastique. Mon milieu d’origine est assez conventionnel et bourgeois en apparence mais d’une grande fantaisie si on gratte un peu. Au Havre on ne trouvait pas les mêmes choses qu’à Paris mais j’écumais les puces et je revenais avec mon stock de jeans « pattes d’eph », de robes longues en crépon fleuri, de sandales compensées à semelles de liège. J’aimais construire des silhouettes, marier les couleurs. J’y ai trouvé une grande liberté et développé ma créativité. J’ai ensuite commencé une carrière de mannequins. C’était un monde très différent de celui d’aujourd’hui : l’ambiance était très bon enfant. Après 4 ans de mannequinat où j’ai découvert l’univers de la presse féminine, je suis devenue assistante de stylistes puis rédactrice de mode dans des magazines. J’ai dirigé les équipes mode de Femme Actuelle et Prima pendant 25 ans, le boulot a beaucoup changé et j’ai décidé de me servir de mon expérience pour coacher des femmes sur leur style en direct. J’ai fondé également un site de coaching L’ÉPINGLE DU JE.



CHRISTINE

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Elle a même fait des couvertures du ELLE !


De mon côté, j’ai grandi à Marseille puis dans un petit village du Sud. J’ai toujours eu une passion pour la mode. Pour le costume en fait ! A 5 ans j’avais reçu le livre « l’histoire du costume à travers les siècles » et une belle boîte de 40 crayons de couleurs Caran d’Ache. Je m’inspirais du livre pour dessiner des vêtements.


Dans le petit village dans lequel j’habitais j’étais en décalage avec mes chaussettes et mes kilts. Quand les autres enfants ont découvert que je cousais des vêtements pour mes poupées j’ai essuyé des moqueries. Je suis rentrée dans le moule et j’ai commencé à m’habiller comme tout le monde pour les faire cesser. Et puis à 14 ans je suis moi aussi partie 1 mois en Angleterre ! Quelle joie et quelle liberté ! A Londres on trouvait de tout dans des styles très différents. Étant incognito je pouvais être moi-même sans le regard des autres.



LUCILLE

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Pour autant on ne courait pas après la mode. Il n’y avait pas de fast fashion et la seule façon de s’amuser à petits prix avec les vêtements c’était les puces !



CHRISTINE

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La mode le vêtement ont toujours été très importants pour l’une et l’autre. Nous avons toutes les deux mené une carrière dans le journalisme de mode. Après quelques années dans le milieu du spectacle j’ai dirigé la mode pour le magazine Marie-France puis j’ai lancé une marque de foulards en soie. De par nos fonctions Lucille et moi nous sommes côtoyées longtemps, jusqu’à ce que nous décidions une soirée de 2017 d’écrire à 4 mains un guide de style qui rassemble nos expériences personnelles ! Notre objectif : aider les femmes à choisir leur tenue en un clin d’œil et privilégier le style et l’allure plutôt que le look.

Avec CHIC, le guide, notre livre, nous voulons aider les femmes à choisir leur tenue en un clin d’œil et privilégier le style et l’allure plutôt que le look.






Comment s'est construite votre manière de choisir les vêtements ?

CHRISTINE

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J’aime les vêtements pour ce qu’ils racontent. Je peux m’offrir une pièce juste parce que je la trouve magnifique et la suspendre chez moi comme une œuvre d’art ! Ils provoquent une émotion et j’admire le talent qui permet de susciter cette émotion. Après mes études j’ai travaillé avec des comédiens et des techniciens d’éclairage. Les comédiennes manifestaient une grande liberté dans leurs choix vestimentaires et elles m’ont beaucoup inspirée. J’ai vraiment commencé à m’amuser avec les vêtements à ce moment-là !

J’aime les vêtements pour ce qu’ils racontent. Je peux m’offrir une pièce juste parce que je la trouve magnifique et la suspendre chez moi comme une œuvre d’art !

Ma mère a toujours été très belle et tout lui allait mais elle ne s’est jamais particulièrement intéressée à la mode. Je pense qu’elle considérait ça comme une futilité mais elle était assez libre avec ses jupes très courtes qu’elle achetait chez « CHOSES », la seule boutique de Saint Tropez de l’époque! Je n’avais pas beaucoup de vêtements non plus. Du coup je dessinais des costumes ! Ma grand-mère au contraire était folle de mode et elle avait son propre couturier. J’ai adoré choisir avec elle les modèles qu’elle lui ferait confectionner. Elle m’avait offert un cardigan neuf, tout simple de couleur marine. Elle m’a également transmis des vêtements superbes. Comme ce manteau du soir en shantung doré que je porte le jour avec un jean ! J’aime apporter ma part d’histoire à ces pièces qui les racontent si bien.




LUCILLE

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C’est amusant, tu as toujours une vraie passion pour les cardigans !



CHRISTINE

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Ah oui tu vois ça doit venir de là !



LUCILLE

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Ma Grand-mère était très coquette, ma mère très élégante. Plus jeune j’étais comme beaucoup de filles en opposition au style de ma mère, en revanche je me rends compte aujourd’hui de son influence subtile sur moi : j’aime la simplicité et la justesse des coupes. Cela vient d’elle.

Plus jeune j’étais comme beaucoup de filles en opposition au style de ma mère, en revanche je me rends compte aujourd’hui de son influence subtile sur moi.






La liberté, la fantaisie et une forme de « chatoyance » reviennent beaucoup dans votre discours comme dans votre livre. En quoi est-ce important ?

LUCILLE

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Pour ma mère la liberté a été de se mettre en pantalon ! En revanche elle n’a jamais voulu s’acheter un jean ! Et moi j’en ai 15 !



CHRISTINE

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Et ce que tu sais le mieux porter et conseiller c’est le pantalon !



TOUTES LES 2

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Le style c’est être aligné avec qui on est intrinsèquement ! De pouvoir se mouvoir avec grâce et liberté ! Nous avons chacune notre style mais nous ne voulons pas de vêtements qui entravent et nous voulons avoir les mains libres !! Pouvoir les mettre dans les poches d’un pantalon ou d’une robe, porter son sac en bandoulière. On s’habille en fonction de ce que l’on envie de communiquer.

Le style c’est être aligné avec qui on est intrinsèquement ! Il permet notamment de se mouvoir avec grâce et liberté !


LUCILLE

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